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Interview– Manu XYZ de Coins de carnet

article rédigé par clem le 08 août 2011 - ajouter un commentaire
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Bonjour, peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Alors, je m’appelle manu-xyz (prononcez manu tiret ixe-igrec-zed et pas manu xize). Je suis un sympathique quadragénaire né à une époque où l’homme n’avait pas encore posé le pied sur la lune, où les téléphones avaient un cadran, la majorité des télés étaient en noir et blanc et où Rambo massacrait du rouge pendant la guerre du Vietnam. On pourrait dire que je suis une bagnole modèle 1969, break, BE, contrôle technique ok, légers renflements sur le capot et le coffre avec du foin qui dépasse de la calandre.
Que fais-je comme activité(s) pro(s) ? Je suis concepteur graphiste, un petit peu dessinateur de presse, un petit peu auteur de bd.
Mes passions ? Un tas ! L’Histoire, des disciplines trop compliquées à expliquer, la cuisine, la photo, la science fiction, mais surtout la cuisine en fait.

Depuis quand dessines-tu ?
Depuis toujours. Je parie que c’est la réponse la plus commune à beaucoup de dessinatrice(teur)s, illustrateur(trice)s. Pour tout avouer, comme tous les gamins, je gribouillais sur les bancs de la communale et du collège ; puis, au lycée, je continuais cette sympathique activité dans les marges de mes feuilles de cours tellement j’étais passionné par les études (toi, le jeune qui me lit, ne suis pas mon pathétique exemple) avec le secret espoir de devenir dessinateur de bd. Bien évidemment, en sortant du lycée, je m’orientais vers tout autre chose que le dessin, des métiers dit de service très adapté aux gens comme moi qui n’avaient pas le Bac. Non, rien de rien, je ne regrette rien : mes expériences professionnelles variées m’ont enrichi humainement, permis d’avoir été un humble parmi les humbles, et de mesurer à quel point ces sans-grades sont vitaux pour nous. Hein ? Comment ? Le dessin ? Quoi ça le dessin ? Ah oui ! Alors, bon, je dessinais des gribouillis en dilettante, pendant mes loisirs et puis, en 1995, par hasard, j’avais mis un pied dans le monde du dessin de presse (dans la revue « le Virus Informatique« ), je tentais d’en faire mon métier et comprenais suez vite qu’il y avait plus rémunérateur. Bref, après quelques années, je tentais l’aventure à nouveau, mais en cumulant une activité rémunératrice parce que, vraiment, le dessin ça ne nourrit pas son homme (et mon modèle de bagnole break mod 1969, break, BE etc. consomme beaucoup).

Pourquoi avoir choisi le blog comme support pour la BD ?
Dès 2001 j’avais tenté l’aventure de la bd sur internet via des strips un peu à la manière de sinfest. Malheureusement, le manque de temps et d’énergie avait interrompue l’expérience. J’aurai dû persévérer, je le sais bien, mais à l’époque, je n’avais aucune compétences de codeur, le site était en html basique et c’était très compliqué à mettre à jour. Les plateformes de blog offrent l’avantage de mettre à disposition un outil facile à appréhender pour tout un chacun, y compris les personnes qui n’ont aucune connaissance dans le xhtml/css/php etc.
J’utilise principalement photoshop et une tablette cintiq (ah AAAaaaAAAh comme je me la pète ! Sachez, que l’achat de cet onéreux outil a été source de grandes privations et motivé par des impératifs professionnels. Ne commencez pas à hurler des « sale bourgeois » dans le fond de la salle). L’avantage de l’outil numérique c’est de nous affranchir de l’étape numérisation ; l’inconvénient, c’est que pour la mise en couleur, il faut avoir un écran calibré aux petits oignons, et ce n’est pas le cas chez moi. Ensuite, même avec une Cintiq, il y a un petit temps d’adaptation : il faut prendre le numérique pour ce qu’il est  -> du numérique. Donc, de temps en temps, il m’arrive de reprendre les crayons, pinceaux, aquarelle, feutres etc.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton blog ?
Mon blog, je l’ai appelé « coin de carnet » parce que je n’avais pas trop l’inspiration pour trouver un nom fun, original, représentatif dans mon incroyâÂâÂâble sens de l’humour, grande intelligence, subtilité du raisonnement, mégalomanie, égocentrisme et narcissisme. Au début, je traitais surtout de ma petite personne (cf. mégalomanie, égocentrisme, narcissisme) mais je ne suis pas quelqu’un de forcément très intéressant, donc, j’ai assez vite tourner mes antennes vers les autres, abordant des sujets variés au gré de mes envies. Actuellement, je me concentre beaucoup sur le monde des sites de rencontres, le marché de la solitude. J’ai collecté de quoi tenir une année de notes de blog =^.^=

Ou trouves-tu l’inspiration pour tes strips ?
Majoritairement dans les travers de mes congénères (et de moi, par la même occasion). Les autres sont une sorte de miroir où je me reconnais. On a coutume de dire que l’on reproche souvent aux autres ce que l’on est soi-même, consciemment ou inconsciemment. J’applique cette règle pour mes notes. Il y a une époque lointaine, excusez-moi, la nostalgie m’envahit, où j’arrivais à faire une note par jour, y compris les week-ends. J’étais jeune, débordant d’énergie, avec peu de lecteurs, j’y croyais, je n’avais pas encore 40 ans. Et puis, <3615MALife> j’ai eu 40 ans, l’énergie a disparu, je me suis mis à porter des couches confiances (avec les couches confiance® tu t’endors sans méfiance), à rendre régulièrement visite à mon proctologue… </3615MaLife> En fait, j’ai été absorbé par une distorsion temporelle appelée « boulot » et, surtout, il faut bien l’avouer, j’ai eu une grosse panne d’inspiration. Heureusement, des discussions entres ami(e)s tournant autour des sites de rencontres m’a remis sur les rails.
Au départ, mes notes étaient brutes, sans réelles originalité mais faite avec ma personnalité. Comme beaucoup d’autres, j’admire -Boulet- qui a un art consommé pour dépeindre la vie quotidienne et des petits riens J’admire aussi Lewis Trondheim en y distillant quelques touches de fantastique. Mon deuxième prénom n’étant pas Nobel, j’utilise le surréalisme, de plus en plus, l’un de mes maîtres étant Quino en particulier pour ses dessins de presse. Mais ma source principale d’inspiration, c’est vous, qui êtes derrière l’écran.

As-tu déjà participé à des évènements comme par exemple les 23h de la BD ?
Hormis le Festiblog, le festival de Villemomble et quelques autres, non, je ne participe pas aux courses d’endurance. Je ne suis pas assez résistant pour tenir la distance et j’avoue voué un culte à « faire dodo la nuit ». En revanche, je participe assez régulièrement aux partouzes graphiques initiées par Marieaunet et Lucyd sur le site liveisall. Le principe est de diffuser en vidéo live une session de dessin numérique ou traditionnel. Les internautes peuvent poser des questions, réagir, commenter, dire des conneries, via un chat intégré à la plateforme bambuser. Les archives sont conservées sur le site (si ça vous dit).

Tu utilises les réseaux sociaux pour ton blog ?
Oui, j’utilise les réseaux sociaux : facebook, twitter et récemment google+. En revanche, quand je regarde mes stats (autrement appelé kikimeter) ils me rapportent peu de visites. Les premières hausses de visites m’avaient été amené par Martin Vidberg, Laurel, Boulet, toutes les autres personnes qui m’ont ajouté à leurs liens, mais surtout, Blogbd.fr. Sans ce dernier, mon blog resterait certainement confidentiel. Je n’utilise pas assez les réseaux sociaux, ce n’est pas un réflexe chez moi.

Quels sont les trois auteurs de blog BD que tu lis et/ou apprécies le plus aujourd’hui ?
Houla ! La fameuse question qui permet de se fâcher avec toutes les personnes qui n’ont pas été citées. Des blogs, j’en consulte beaucoup, je suis abonné à beaucoup de blogs BD. Donc, histoire de faire mon intéressant, je vais plutôt vous parler des blogs d’illustrateurs que j’affectionne, et l’ordre sera alphabétique (et toc !)

  1. Ani, maître de l’usage de painter
  2. Ayoli, mon bon camarade, mon frère, mon futur collègue
  3. Bandini, salopard talentueux dont je jalouse les boulots
  4. Ciia, sensei dans l’usage de l’aquarelle et du choupi
  5. Hubert de Lartigue, mon ami, mon frère, maître dans l’usage de l’Aérographe et de la sublimation du genre féminin
  6. Lucyd, mon bon, mon ami, mon frère, qui s’ingénie à prétendre ne faire que des gribouillis sans intérêt
  7. Marieaunet, maitresse domina, orfèvre des pitis traits, grande esthète qui fait partager l’actualité de l’Art avec un grand A.
  8. Nenent, dit le jovial, le sympathique, le talentueux, le bel illustrateur.
  9. Ours polaire, mon bon camarade, mon compagnon de blog, parce qu’il se fait rare sur la toile.
  10. Scoffoni, maître story-boarder, dessinateur de bd, que j’ai allègrement pillé pour la série les autres gens
  11. Thorn, talentueuse coloriste, dessinatrice et émérite pâtissière ()
  12. Tiny, charmante jeune femme qui scrute la mode et sait nous gratifier de quelques belles aquarelles ()
  13. Yuio, viking belge de deux mètres de haut, aux muscles outrageusement saillant sous un tee-shirt de taille XXXL, exempt du moindre bourrelet adipeux sur son corps puissant en plus d’être un talentueux dessinateur/illustrateur/photographe/enseignant. Yuio, als jij deze lijnen lees, ben ik jaloers, ik haat je (oui, j’écris en flamenkouche rien que pour l’énerver – il est de la Belgique francophone).

Je vous invite chaleureusement à découvrir leurs travaux, à louer leurs grands talents, à poster des commentaires pour louer leurs grands talents.

manu xyz
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